Cycle de films
Vulnerabilities
Ce cycle de films a été conçu en collaboration avec les Journées photographiques de Bienne et entre en résonance avec le thème de l’édition 2026 du festival (9–31 mai) : La vulnérabilité comme bien commun. Être vu·e appartient aux besoins humains les plus fondamentaux, et peut être une expérience bouleversante : elle ne touche pas seulement la personne qui est regardée, mais aussi celle qui regarde.
Que se passe-t-il lorsque nous trouvons le courage de laisser tomber nos masques et de nous montrer tel·les que nous sommes vraiment ? Lorsque nous reconnaissons nos incertitudes et nos fragilités et qu’à travers elles se tissent de nouvelles formes d’attention et de soin mutuel ? Dans cet espace de reconnaissance partagée, le besoin de protection et la responsabilité deviennent une tâche commune ; la vulnérabilité s’y révèle comme une expérience collective, notre bien commun.
« We’re all just walking each other home », rappelle le maître spirituel et psychologue Ram Dass. Des œuvres majeures telles que Spellbound d’Alfred Hitchcock, Love Streams de John Cassavetes, De rouille et d’os de Jacques Audiard ou The Goddess of 1967 de Clara Law racontent, chacune à leur manière, comment des individus solitaires et désorientés en viennent à reconnaître leurs vulnérabilités comme une épreuve partagée, les transforment en forces de résistance et font ainsi l’expérience d’une profonde proximité. Autant de films qui nous rendent sensibles à notre humanité commune.
Le nouveau long métrage de Hong Sang-soo, Ce que cette nature te dit, explore la manière dont la famille peut fonctionner comme un réseau de solidarité et modéliser, avec attention et bienveillance, différentes façons d’envisager la vie. À l’inverse, Los Domingos de Alauda Ruiz de Azúa relie avec force les tensions familiales au regard d’une adolescente dans une société traversée par une crise de foi : tout comme la famille, un monastère peut être un refuge, ou un lieu de vulnérabilité accrue. Enfin, Yalla Parkour d’Areeb Zuaiter montre comment un film lui-même peut devenir un espace de mémoire et de résistance : au milieu des années 2010, de jeunes athlètes de parkour transforment les ruines de Gaza en scènes de prouesses sportives — chargées de pertes douloureuses mais aussi d’une énergie fulgurante.
Le public est invité à établir des liens entre les œuvres de ce cycle cinématographique et celles du festival, afin d’explorer de nouvelles manières de voir. Sur présentation d’un billet valable du festival, une réduction de 5 CHF est accordée sur tous les films de ce cycle ainsi que pour le Campus Festival du 24 mai.

